Lutte contre le terrorisme

5.5.anti_terror_legislation.jpg

Quel est l’enjeu ?

Le terrorisme s’est grandement répandu ces vingt dernières années, tout comme les stratégies anti-terroristes des gouvernements, introduisant de nouvelles mesures de surveillance, des restrictions des comportements, des pouvoirs de détention, et des centaines de nouvelles infractions passibles de lourdes peines. Ces mesures sont rarement directement destinées aux enfants et aux jeunes mais ont un effet  dramatique sur eux. 

Quel est le problème ?

Lorsqu’un enfant est accusé d’avoir commis un acte terroriste, il peut faire l’objet d’une détention prolongée sans inculpation ou faire l’objet de sanctions sévères en contradiction avec les normes internationales en matière de droits humains. Dans les pires situations, ces sanctions peuvent aller jusqu’à la peine de mort et l’emprisonnement à vie. 

Les États ont encouragé une « approche de lutte contre le feu » à l’anti-terrorisme en ciblant des personnes suspectées de terrorisme mais pas les conditions sociales dans lesquelles le terrorisme peut se développer. Les facteurs de risque structurels qui augmentent radicalement la vulnérabilité des enfants à l’enrôlement, tel que la pauvreté, la marginalisation et la stigmatisation de certains groupes sociaux - tous constituant des violations des droits humains - ont été amplement ignorés. 

Quelle est la solution ?

Aucun État n’a besoin de violer les droits humains de ses citoyens pour faire face au terrorisme de manière efficace, et il n’y a aucun avantage à le faire. En mettant en place des stratégies anti-terroristes, les gouvernements doivent assurer l’entière promotion et le respect des droits humains. Les approches qui discréditent les droits humains ne sont pas seulement illégales, elles sont désormais largement considérées comme étant contre-productives car elles négligent les facteurs qui favorisent le développement du terrorisme. 

Une approche de l’anti-terrorisme faisant des droits humains une priorité serait plus productive pour s’attaquer au problème. Cette approche ne mettrait pas en cause les enfants pour s’être associés à des groupes terroristes ni ne les enfermerait pour des crimes terroristes.  Au lieu de cela, elle reconnaîtrait la vulnérabilité des enfants face à l’enrôlement, les soutiendrait dans le développement de leur propre conscience et leur résistance contre les risques afin de les empêcher d’être pris pour cibles par des groupes terroristes. Lorsque des enfants ont été amadoués et manipulés, les gouvernements doivent les reconnaitre comme des victimes et leur fournir des soins de réhabilitation. 


Ce que CRIN fait à ce sujet

Counter-terrorism project (EN)

Lire plus d'informations sur ce projet ici.

Domaines d'intérêt connexes

Privation de liberté

Lire plus d'informations sur ce projet ici.